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[Journée internationale des droits de la femme] Voici le message de Fleur Aké M’bo


Abidjan, le 08-03-2023 (lepointsur.com) La date du 8 mars est chaque année consacrée à la commémoration de la lutte pour les droits des femmes. Fleur Aké M’bo Esther FAME sensible à cette question n’a pas voulu rester en marge de cette grande journée.

Voici son message livré à l’endroit des femmes de notre pays et du monde entier. Spécialement, elle adresse un message fort pour les femmes rurales de qui elle se réclame être très proche.

S’inspirant du livre de Serge Grah Mel intitulé « Madeleine Tchicaya en questions-Une femme de valeurs, un modèle pour toutes les générations« , Fleur Aké M’bo s’interroge sur le sens réel de cette célébration. «Une journée de la femme ? De quelle femme est-il question ? S’agit-il des présidentes des associations féministes, des femmes des zones urbaines ou bien des femmes des zones rurales qui vivent dans le dénuement le plus total ? De quelle femme parle-t-on ?, reprend-t-elle à son compte les interrogations faites par Madeleine Tchicaya. Le résultat est là, implacable : la femme a encore un long chemin à faire ».

Les femmes, toujours selon FAME, de nos villages n’ont parfois pas d’eau potable, de quoi à survivre et bon nombre de jeunes filles n’ont pas accès et droit à l’éducation.

Pour Fleur Aké M’bo, l’on a tendance à oublier ces valeureuses femmes de nos contrées, campements et hameaux qui entretiennent le pays. Poursuivant, elle affirme que : « Ce sont ces femmes paysannes qui produisent nos produits vivriers, aident leurs hommes dans les récoltes des produits de rente (café, cacao, anacarde, hévéa, palmier à huile, coton, mil, maïs, manioc, banane, etc.) qui font de l’agriculture, le succès de notre pays ». Avant de regretter que : ‘’On a tendance à les reléguer en simples vendeuses des bords de nos routes nationales à qui on achète nos vivriers en rentrant à Abidjan… Pourtant, ces femmes ont les mêmes droits que celles qui sont dans les buildings de la capitale économique’’.

C’est pourquoi, elle invite à ‘’penser beaucoup à elles en célébrant chaque année la journée du 8 mars ». Non sans indiquer que « Les vraies politiques pour l’évolution des droits des femmes seront celles qui impacteront la vie des femmes rurales dans le fin fond de notre pays’’.

’Je suis aussi une femme rurale…Je continue de côtoyer aujourd’hui ces braves femmes au cours de mes pérégrinations dans la région de l’Agnéby-Tiassa, en particulier celles d’Agboville, comme ailleurs dans d’autres régions que je visite… Raison pour laquelle en cette journée spéciale de revendication de leurs droits, comme feue Madeleine Tchicaya, je suis solidaire d’elles’’, a fait savoir Fleur Aké M’bo.

Georges Kalégnon, correspondant régional

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