Point Sur

Situation de crise à l’UNJCI / Le Conseil d’Administration exige la tenue d’un Congrès extraordinaire


Oulidéhi Magloire PCA de l'UNJCI

Oulidéhi Magloire, PCA de l’UNJCI (Notre Photo)

En réponse à la conférence de presse du Conseil Exécutif de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire du lundi 17 février 2014, à la Maison de la Presse d’Abidjan, au Plateau, le Conseil d’Administration a donné sa position sur  cette  même affaire, mardi 14 février.

La Maison de la Presse d’Abidjan (MPA) sise au Plateau, a connu une ambiance particulière mardi 18 février 2014. Et pour cause. La salle  de conférence de ladite maison était surchauffée. Ce, suite à la contre-attaque du Conseil d’Administration en réponse à la décision du Conseil Exécutif sur l’affaire Assalé Tiémoko contre Moussa Traoré et Alafé Wakili. Alors que le Conseil Exécutif  demande le retrait de la carte de membre de cette union du président Traoré Moussa (MT) «  conformément aux textes », le Conseil d’Administration avec à sa tête Oulidéhi Magloire (Magloire Diop) exige la tenue d’un Congrès extraordinaire et le gel de tous les comptes bancaires de l’UNJCI «  qui décidera du sort de MT. » Selon les  explications du Président du Conseil d’Administration, «  en cas d’absence et d’empêchement du président  de l’Unjci, l’intérim est assurée par le premier vice-président ». Malheureusement, à en croire le conférencier, le Conseil exécutif a entériné cette décision sans l’avoir adressé un courrier d’information.  « Le Conseil Exécutif ne peut prendre de décisions sans consulter l’organe suprême que nous sommes. Dans l’administration tout se fait par écrit,» a-t-il  précisé. Répondant au Conseil d’Administration qui a soutenu 24 heures avant devant les journalistes qu’il n’y avait pas de crise au sein de l’union, Magloire Diop a  révélé ce qui suit : « Notre président est frappé par une sanction du CNP. Laquelle sanction, lui a valu le retrait de sa carte professionnelle. C’est une crise et non une affaire privée. Parce que, c’est en qualité de président de l’Unjci qu’il est allé faire cette médiation. Ce n’est pas l’individu Moussa Traoré qui s’est présenté. C’est une affaire de tous les journalistes de Côte d’Ivoire qui a mal tourné. Et cette affaire engage  toute l’union. Il est le président du Conseil Exécutif. Il s’est engagé au nom de ce Conseil» précisant par ailleurs , «  notre président est frappé par une sanction du CNP. Pourquoi se désolidariser de lui alors qu’il était en exercice de sa fonction ? » S’est-il interrogé. « Je suis étonné de cette attitude ,» a-t-il soutenu. En effet, a fait savoir le conférencier, « les textes ne donnent pas pouvoir au Conseil d’administration de retirer la carte de membre de l’Unjci à Traoré Moussa ». ce qui démontre de loin que les textes contiennent des imperfections qui, seul le Congrès peut décider de son toilettage. « Nos textes  contiennent du coup des imperfections. Face à cela, nous décidons d’aller au Congrès. Etant donné que c’est cet organe suprême qui a élaboré ces textes. En démocratie, c’est le peuple qui décide. Le Conseil d’administration et le Conseil Exécutif n’ont pas le pouvoir de décider de sanction ,» a rappeler le conférencier. « Le blâme ne veut pas dire qu’on n’exerce plus notre profession. C’est une question de logique et non une question d’amour ni de lutte de pouvoir. L’avertissement et le blâme sont du ressort du Conseil Exécutif. Et celles de la suspension et de l’exclusion du Congrès. Les textes ne donnent pas pouvoir au Conseil exécutif de suspendre MT. Le président n’a pas dit qu’il démissionne, mais qu’ »il se met en congé ». Le Conseil Exécutif est frappé de beaucoup d’impairs. C’est le Conseil Exécutif qui a créé la crise par la faute de son président MT qui a été élu et non nommé, »  a conclu Oulidéhi Magloire. Pour le PCA de l’UNJCI, c’est une faute qui engage tout le conseil dans la mesure où, même sanctionné par le CNP, le mis en cause a adressé une correspondance avec l’entête de l’union au ministre Kaba Nialé. Mieux a-t-il révélé : « C’est une erreur quand on parle de président de l’UNJCI. On devrait plutôt dire, « le président du Conseil Exécutif de l’UNJCI » dans la mesure où c’est ce Conseil qui est élu« , a coupé court le conférencier qui était entouré de deux de ses membres. A savoir, Jérémie Ahouré et Fofana Mambé.  Au regard de ce qui précède, nous sommes en droit de nous interroger sur le dénouement de cette affaire. Mieux , l’avenir de l’Union des journalistes de Côte d’Ivoire n’est pas loin d’être dans l’impasse s’il ne l’est déjà à cause de certains intérêts égocentriques.

Opportune Bath

 

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