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CI : Désordre dans le transport urbain/ Un apprenti froidement tué, dimanche à Abidjan


La circulation paralysée

AFFRONTEMENTUn apprenti de minicar faisant le transport urbain, vient d’être froidement tué par des syndicats dimanche 28 septembre 2014, à Abidjan.

La scène s’est produite sous les échangeurs à la sortie d’Adjamé, lieu communément appelé ferraille où certains minicars qui n’ont pas pu faire le plein de leurs clients profitent pour compléter leurs chargements.

En effet, c’est pour faire le plein de son minicar de transport urbain, appelé communément Gbaka,  en provenance d’Adjamé pour la Commune de Yopougon que l’apprenti va demander à son chauffeur de marquer un arrêt, selon des témoignages.

Après avoir pris deux ou trois clients, le chauffeur a démarré quand l’un des représentants des multitudes de syndicats connus sous l’appellation des “gnabros” a tiré l’apprenti du véhicule. Sous prétexte qu’il n’a pas payé “le droit de chargement” qui s’élève à 600 FCFA par chargement, en lieu place de la somme de 100 FCFA que lui aurait remis l’apprenti. La victime dont nous n’avons pu avoir l’identité a été écrasée sur le champ par les pneus arrière du véhicule dans lequel il travaille.

Conséquences, les chauffeurs de ces minicars (Gbaka) ont bloqué la circulation dans tous les sens en obstruant les chaussées à l’aide de leurs différents véhicules, tôt dimanche 28 septembre 2014 aux environs de 8heures. Paralysant ainsi, le trafic routier entre les communes de Yopougon-Abobo et vise-versa. “Nous attendons que les ministres de l’Intérieur Hamed Bakayoko et celui du Transport Gaoussou Touré nous disent le rôle que jouent ces gnabros“, a indiqué Touré Mamadou l’un des chauffeurs très excité et remonté.

Au moment où nous publions cette information, tous ceux qui sont qui sont desservis par ces minicars sont obligés de marcher pour atteindre les différentes communes dans lesquelles ils doivent se rendre. A Yopougon Siporex, les chauffeurs ont érigé des barricades pour stopper le trafic routier, mais ils ont été dispersés vers 14 heures par les forces de l’ordre.

Le désordre dans le transport en général et celui urbain en particulier ne date pas d’aujourd’hui. Mais, le gouvernement ivoirien tarde à développer une politique saine de sortie de ce secteur de l’amateurisme.

Kpan Charles

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