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[Affaire Observateur Ébène] L’étau judiciaire se resserre autour du célèbre vidéaste ivoirien 


Observateur Ébène derrière les barreaux : Son avocat appelle à une révision rapide pour sauvegarder les droits démocratiques en Côte d’Ivoire

Abidjan, le 17-04-2024 (lepointsur.com) Le célèbre vidéaste ivoirien, M. Kouakou AMANY, plus connu sous le pseudonyme d’Observateur Ébène, se retrouve au centre d’une controverse judiciaire après avoir été convoqué pour une « audition » au commissariat d’Abidjan le lundi 15 avril 2024 à 10 heures. Les accusations portées contre lui semblent équivoques, se basant sur la publication d’une vidéo humoristique.

À la suite de sa garde à vue, le Procureur de la République a pris la décision de le placer en détention provisoire, déclenchant ainsi une série de protestations contre une procédure jugée injuste, abusive et contraire à la liberté.

Il est important de souligner que cette détention provisoire semble en contradiction avec le Code de procédure pénale ivoirien, qui réserve cette mesure aux crimes ou délits en flagrance. Or, la vidéo incriminée a été diffusée en octobre, soit bien avant les faits présumés.

Cette affaire soulève des doutes quant à l’intention réelle de l’instruction, semblant davantage destinée à intimider et à entraver la liberté d’expression d’Observateur Ébène, l’un des créateurs de contenus les plus suivis en Afrique. Ses vidéos, largement diffusées sur les réseaux sociaux, sont susceptibles de déranger certains cercles.

Dans ce contexte, la défense d’Observateur Ébène exprime de vives inquiétudes quant aux conditions de détention et aux atteintes aux droits et libertés de son client, rappelant qu’il est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire.

L’atteinte à la liberté d’expression, garantie par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ainsi que par la Constitution ivoirienne, est d’une gravité extrême pour l’avenir des artistes et de l’ensemble des citoyens.

Aurane REIHANIAN, Avocat à la Cour, souligne l’urgence de cette situation et appelle à une révision rapide de cette décision afin de préserver les droits fondamentaux et les valeurs démocratiques de la société ivoirienne.

Médard KOFFI

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