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Regard sur la politique ivoirienne/Sériba Koné (Journaliste) : ‘’Que ceux qui ont menti au Président, Alassane Ouattara, la bouclent’’


CIV-lepointsur.com (Abidjan, le 2-3-2017) Moi, je dirai tout simplement, merci aux journalistes et à tous ceux qui, très tôt ont eu le courage de leurs opinions, en dénonçant les maux qui minent la société ivoirienne.

Par conséquent, j’ai envie de vomir quand, aujourd’hui, je lis certains des proches du Président de la République montrer patte blanche. Jouer les plus honnêtes, les meilleurs conseillers, et POURTANT…Ils sont taxés de corrompus, de malversation, de détournement de biens publics, sans qu’ils n’apportent une réplique honnête.

Ils n’ont jamais eu le courage de dire la vérité au Président lorsqu’il le fallait. Ils lui ont menti pendant des années. Aucune interview ou auto-interview allant dans ce sens. Qu’on arrête, alors de jouer les SUPER STAR, là où l’on a détourné sans dire la VÉRITÉ à Alassane Ouattara.

Bon bref, je prends le cas de ce que je connais le mieux, pour avoir fait une grande enquête là-dessus. Celui des Sciences de santé des Universités Félix Houphouët-Boigny de Cocody et Alassane Ouattara de Bouaké. (Vous pouvez toujours retrouver l’enquête en introduisant sur Google recherche: ”Facultés de Sciences de santé y a problèmes!”. Pendant quatre mois, j’ai cherché à mieux vous éclairer sur un fait, avec les regards croisés des doyens des différentes facultés des Sciences (UFR Sciences pharmaceutiques, de la Médecine et d’Odontostomatologie).

De juin 2016, à ce jour, qui a eu le courage de dire au Président Alassane Ouattara que les Universités qu’il est en train de construire ne sont pas équipées. Ou faire mentir les journalistes en envoyant la chaîne de télévision de l’Etat sur les lieux, faire un reportage dans les différentes UFR, quand les étudiants sont en plein cours, pour prouver que tout l’équipement est en place, en vue d’accompagner la beauté de l’Université? Nous attendons…

On ne peut pas appartenir à un groupe (je dis bien : UN GROUPE et non une équipe), mettre le feu partout où l’on est passé et donner des leçons aux autres. D’autres confrères ont fait des enquêtes sur d’autres réalisations. A savoir, le pont Henri Konan Bédié, le roi de Famienkro qui a été jeté en prison, parce que voulant s’opposer à l’expropriation de sa terre, les familles Boundy, ceux de la cité RAN PK6…

A ces niveaux, la radio n’avait plus de piles. L’électricité avait été interrompue et rien ne pouvait s’allumer encore moins s’entendre. Silence radio comme si ces faits ne se déroulaient pas dans cette même Côte d’Ivoire? Et puis, les faits pour lesquels ce proche des proches joue la SUPER STAR, n’a pas de secret pour lui. D’autant qu’il y a eu signature d’un agrément de son collègue ministre au moment où lui-même, siégeait encore au gouvernement.

Où était-il en ce moment? Là, on a vu personne, parce que le gâteau était doux et sucré et les yeux bandés pour ne pas inviter quelqu’un à la table du roi. Aujourd’hui, pendant qu’Alassane Ouattara est en train de faire son bilan, c’est en ce moment que des voix de certains de ses proches s’élèvent. Combien d’années restent-ils au Président Ouattara pour rendre le pays au peuple?

Que ceux qui lui servent le thé et qui n’ont pas eu le courage de leurs opinions et plongé les Ivoiriens dans la souffrance se taisent ! Sinon, il n’est jamais tard de venir se faire pardonner, parce qu’on a détourné, volé l’argent du contribuable, menti. Merci à mon frère Fernand Dédeh. Lui au moins, a le courage de ses opinions, il dénonce quand ça ne va pas, et à la minute près. Dans les règles de l’art, sans parti pris, en bon journaliste qui informe et non déforme.

Nous, pour investiguer sur ce que Fernand Dédeh avance souvent, nous prenons du temps à mettre nos narines dans le foin, nos pieds dans la boue, dans la poussière. Sac en bandoulière, sous la pluie et le beau temps, peu importe. Suintant souvent dans certains bureaux, parce qu’appelé de toute urgence pour un rendez-vous qui n’était pas prévu, et que nous attendons depuis des mois.

Or, ce jour-là, sur le calepin, nous devrions être dans les poubelles à Adjamé ou quelque part, ailleurs. Quand ce travail est fait et écrit noir sur blanc par des journalistes qui dénoncent, parce qu’ils ont l’amour de leur pays et que ceux qui sont dans le dernier cercle d’Alassane Ouattara, assis dans des bureaux feutrés, avec tout le confort, n’ont pas le courage de lui dire ce qui se passe dehors, il faut la boucler.

Ce n’est pas le moment de jouer les SUPER STAR. Qu’ils fassent leur propre bilan et qu’ils nous disent, pourquoi ils ont menti au Président de la République. Un tort reconnu est pardonné, et nous sommes dans le mois du pardon. Les Ivoiriens veulent savoir.

Que le soleil nous éclaire et brille pour tous, et que la paix du seigneur soit!

Une contribution de Sériba Koné

 

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