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L’IPPF sensibilise les gouvernements sur la santé des femmes


(Abidjan le 28 mai 2015) lepointsur.com. Le monde entier célèbre la journée d’action internationale pour la santé des femmes. Une occasion pour la Fédération  internationale pour le planning familial (IPPF)-Région Afrique  de sensibiliser les défenseurs de la santé et les droits sexuels et reproductifs à travers le monde pour rappeler à tous les gouvernements et dirigeants africains  l’importance de la bonne santé des femmes.

Journée d’action internationale pour la santé des femmes : l’IPPF sensibilise les gouvernements et dirigeants africains

Le lien entre la santé sexuelle et reproductive et l’autonomisation des femmes ne peut être niée. Les femmes sont au cœur du développement de toute société “, a déclaré le directeur de l’IPPF Afrique, M. Lucien Kouakou. “Les gouvernements doivent reconnaître et prioriser la maternité et les grosses  sans risques. Ils ont le devoir d’éliminer tous les obstacles, y compris l’inégalité entre les sexes, qui nient ce droit aux femmes “.

De nombreuses femmes, au prix de leurs vies subissent les conséquences extrêmes découlant d’une conception étriquée  de la santé de la femme et du déni d’accès aux services de santé sexuelle et de la reproduction.

Les taux de mortalité maternelle et infantile sont les plus élevés en Afrique sub-saharienne. Les grossesses non désirées chez les jeunes filles scolarisées  se traduisent par un taux élevé d’abandon scolaire, qui alimente le cercle vicieux de la pauvreté des jeunes.

Les inégalités liées au genre perpétuent les pratiques néfastes telles que les mutilations génitales féminines, les mariages précoces et les violences sexuelles basées sur le genre.

Les mutilations génitales féminines accroissent de façon significative les risques de complications lors de l’accouchement et peuvent conduire à  la mort de l’enfant. La prévalence contraceptive reste la plus faible en Afrique sub-saharienne tandis que  nos femmes et nos filles restent les plus touchés par la pandémie du VIH – sida.

“L’agenda post-2015 doit répondre de façon intégrale aux besoins des  femmes et  des filles en matière de  droits liés à leur santé sexuelle et reproductive. En tant que Fédération, nous continuons de préconiser un objectif à part entière, sur le genre dans l’agenda de développement post-2015 et l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive », a déclaré M. Kouakou.

‘’Aujourd’hui, nous renouvelons notre engagement à veiller à ce qu’aucune femme ne meurt d’avortement, à ce qu’aucune femme ne meurt en donnant la vie. Toutes les femmes et les jeunes filles doivent avoir accès à des services de santé sexuelle et reproductive “, a-t-il insisté.Kouakou a salué la décision de l’Union africaine pour son initiative ‘Promotion féminine et du développement de l’Afrique’ dans son Agenda 2063, et a indiqué combien il est important de mettre en avant cette problématique à un moment où s’élabore le nouveau cadre international du développement.

Césaire Pooda (Chargé de communication de l’IPPF, Région Afrique, basé au Kenya)

Col. Opportune Bath

 

 

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