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[Enjeu foncier, patrimoine menacé] Le village de Kottiakoffikro engage une lutte pour sa survie contre le Maire Djibo Nicolas


Préservation menacée, l’héritage foncier de Kottiakoffikro : Le village résiste farouchement contre les agissements du Maire Djibo Nicolas

Abidjan, le 17-07-2023 (lepointsur.com) Dans un combat acharné pour la préservation de leur foyer et de leurs racines, la population de Kottiakoffikro, un village pittoresque de la commune de Bouaké, élève la voix contre le Maire Djibo Nicolas. Accusé de vouloir s’approprier leur terre ancestrale, le village tout entier se mobilise pour défendre ce qu’ils considèrent être leur patrimoine inaliénable.

Dans une déclaration émouvante, A. Jean Marc, le vice-président de la jeunesse de Kottiakoffikro, a exprimé la frustration et la colère grandissantes de la communauté face aux actions du Maire. « Aujourd’hui, nous sommes en conflit avec Djibo Nicolas qui veut récupérer notre terre« , a déclaré M. Jean Marc. « Il m’a convoqué à plusieurs reprises, tout comme nos parents. Mais je dis non et non… Nous ne céderons jamais notre terre. Je n’accepterai pas que Djibo Nicolas vienne s’emparer de notre dernier héritage. »

Ce conflit entre la population de Kottiakoffikro et le Maire Djibo Nicolas a pris de l’ampleur ces derniers mois, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité et au bien-être des habitants. Les terres en question sont vitales pour la subsistance de la communauté locale, qui dépend de l’agriculture pour sa survie. Les habitants cultivent ces terres depuis des générations, préservant ainsi un mode de vie traditionnel et durable.

Pourtant, le Maire Djibo Nicolas semble vouloir s’approprier ces terres précieuses au nom du développement urbain et de l’expansion de la commune de Bouaké. Cette décision, prise sans consultation préalable ni égard pour les besoins et les droits des habitants, a déclenché une vive réaction de la part de la population.

La communauté de Kottiakoffikro a lancé une campagne de sensibilisation, attirant l’attention des médias nationaux et internationaux sur leur situation précaire. Les habitants ont exprimé leur volonté de défendre leur patrimoine avec détermination, affirmant qu’ils ne se laisseront pas déposséder de ce qui leur revient de droit.

Des organisations de défense des droits de l’homme et des ONG se sont également jointes à la cause de la population de Kottiakoffikro, exhortant les autorités locales à trouver une solution pacifique et équitable à ce conflit. Ils demandent une réelle consultation avec la communauté locale et la prise en compte de leurs intérêts dans toute décision concernant l’utilisation des terres.

Le cri de cœur de Kottiakoffikro résonne bien au-delà des frontières de la Côte d’Ivoire, mettant en lumière les conflits persistants entre développement urbain et préservation des terres ancestrales. Il soulève également des questions sur la légitimité des autorités locales et leur devoir de protéger les droits et le bien-être de leur population.

À mesure que la pression s’intensifie, il est essentiel que toutes les parties prenantes s’engagent dans un dialogue ouvert et constructif pour trouver une solution durable à ce conflit. Il est impératif de préserver la culture, l’histoire et les moyens de subsistance de la population de Kottiakoffikro tout en permettant le développement de la commune de Bouaké.

Le sort de Kottiakoffikro reste incertain, mais l’esprit de résistance et la détermination des habitants sont plus forts que jamais. Le monde attend avec impatience de voir si leur appel retentissant sera entendu et si justice leur sera rendue. La préservation des terres ancestrales de Kottiakoffikro est un enjeu qui dépasse les limites d’un simple village ; c’est une question de respect, de justice et de préservation de l’héritage culturel pour les générations à venir.

Médard KOFFI

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