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Débraye de 72 heures de 50 salariés licenciés à la Pétroci/ Ce que les grévistes ne disent pas #petroci


  • 40.000 à 50.000 licenciements au Texas

Ibrahima Diaby, DG de la Petroci.Ph.Dr

Ibrahima Diaby, DG de la Petroci.Ph.Dr

Abidjan, 5-2-16 (lepointsur.com)-La grève de 72 heures déclenchée à la Société nationale d’opérations pétrolières de Côte d’Ivoire (Petroci) par cinquante salariés licenciés pour motif économique a connu un déroulement particulier jeudi 4 février 2016, dernier jour de débrayage. Habillés en tenue orange, les grévistes ont pris d’assaut la rentrée principale de la direction la Pétroci où ils se sont assis par groupe pour la plupart d’entre eux, avec des pancartes à la main. Bien avant, la veille, la direction de Petroci a constaté que les délégués ont lancé un mouvement de grève sur les sites stratégiques dont la base logistique à Vridi.

Pourtant, de sources proches des grévistes les 50 agents concernés par la mesure du  licenciement ont tous perçu leurs soldes de tout compte. Il s’agit donc à ce jour, de négociations relatives à un supplément (en termes de dommages et intérêts) plafonné  entre trois et vingt mois par le nouveau code du travail  (article 15.18).

En face, les délégués, le syndicat Syntepci et l’Ugtci ont proposé l’application d’une matrice qui part d’un minimum de 27 mois à 60 mois qui ne repose sur aucune base légale, mais sur celle d’un simple accord. Dans ce que l’on peut qualifier de dialogue de sourd, la direction de Pétroci confère aux 50 salariés licenciés un droit acquis de priorité de réembauchage durant un délai de deux (02) ans. Aussi, en cas de retour à meilleure fortune dans ce délai, ils pourront être réembauchés par la société selon leur profil suivi du renforcement de leur capacité.

Selon des informations en notre possession, trois séances de négociations ont eu lieu sous la médiation de la direction générale du Travail et au terme de la séance du lundi 1er février 2016  un constat de forte divergence entre les deux parties a été fait. Petroci a évolué et proposé  huit mois pour les hauts cadres et dix mois pour les quarante autres agents. Toute chose que les grévistes rejettent du revers de la main.

Gaz en Côte d'Ivoire.Ph.Dr

Gaz en Côte d’Ivoire.Ph.Dr

Petroci, notre société nationale, n’échappe pas à cette baisse de près de 3/4 de ses revenus issus du pétrole brut mais Petroci continue de faire face à ses engagements contractuel de sorte à se préserver et impacter le moins possible ses 609 collaborateurs“, a soutenu le ministre Adama Toungara à l’occasion de la cérémonie de présentation de vœux 2016, de la  grande famille du Pétrole et de l’Energie.

Dans sa nouvelle vision, plusieurs étudiants ivoiriens boursiers sont en formation à l’extérieur. Au niveau de la formation, une centaine d’étudiants ivoiriens boursiers ont été sélectionnés pour poursuivre leurs études dans plusieurs universités et institutions cotées aux Etats Unis, au Royaume Uni, au Canada, en Chine et en France,” a indiqué le ministre du pétrole et de l’énergie.

Plus de 250.000 salariés licenciés à travers le monde dans compagnies pétrolières et gazières

La chute mondiale du cours du pétrole a entrainé le licenciement de plus de 250.000 salariés dans le monde exerçant dans les compagnies pétrolières et gazières. L’Alliance texane des producteurs d’énergie avait prévu en 2015 que la première baisse des prix du pétrole engendrerait de 40.000 à 50.000 licenciements au Texas. Mais la baisse continue des cours du pétrole depuis la fin de l’été pourrait avoir pour conséquence une suppression plus importante d’emplois. Pour le moment, le groupe fait une estimation prudente avec 56.000 suppressions d’emplois, mais ils expliquent que le chiffre sera probablement plus élevé.

Les services pétroliers et les compagnies d’exploration et de production ne sont pas les seuls à sentir les difficultés. Les sociétés de transport d’hydrocarbures commencent également à licencier des salariés. La semaine dernière, Enbridge a confirmé qu’elle licenciait 500 travailleurs et gelait l’embauche de 100 personnes, selon le Financial Post. Les pertes d’emplois représentent environ 5 % des effectifs de la société Enbridge en Amérique du Nord.

Ce phénomène mondial doit interpeler le ministre ivoirien du Pétrole et de l’Energie et la direction générale de la Pétroci sur la nouvelle politique de recrutements des agents de la société. En attendant, la Pétroci continue ses prestations vis-à-vis de ses partenaires, et les prestataires internationaux sont en contact permanent avec la direction générale pour la gestion des dossiers en cours, notamment les activités de la base logistique, selon des sources bien introduites.

Sériba Koné

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