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[Création du comité de soutien international] #FreeKhaled pour Khaled Drareni détenu en Algérie depuis le 29 mars


Abidjan, le 31-07-2020 lepointsur.com Le journaliste Khaled Drareni, devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, en détention depuis fin mars, a le soutien de Reporters sans frontières (RSF),  des organisations professionnelles des médias à travers le monde, des personnalités des arts et des lettres ainsi que des amis et connaissances. À travers le hashtag, #FreeKhaled, tous demandent aux autorités la libération du journaliste.

Dans un communiqué de presse dont nous avons reçu copie, ce comité s’est réuni pour la première fois le jeudi 23 juillet 2020, afin de déterminer les premières actions à mener pour la libération de Khaled Drareni. Directeur du site d’information en ligne Casbah Tribune et correspondant de la chaîne de télévision française Tv5Monde et de RSF en Algérie, M. Drareni est en détention depuis fin mars.

Il est accusé ‘’d’incitation à un attroupement non armé et d’atteinte à l’intégrité du territoire national’’ après avoir couvert début mars à Alger une manifestation du ‘’Hirak’’, le soulèvement populaire anti-régime qui a secoué l’Algérie pendant plus d’un an jusqu’à sa récente suspension en raison de l’épidémie de Covid-19.

« Malgré l’amplification de la mobilisation en Algérie, au Maghreb et dans le reste du monde et les multiples requêtes de la communauté internationale pour obtenir sa remise en liberté, le  journaliste Khaled Drareni est incarcéré depuis quatre mois pour avoir exercé son métier en toute indépendance », indique le communiqué. « Face à cette injustice persistante, des consœurs et confrères, personnalités et amis du journaliste se sont réunis virtuellement le 23 juillet pour lancer son comité de soutien », ajoute-t-il.

Son procès est prévu le 3 août, après le rejet d’une demande de libération fin mai. D’après RSF, M. Drareni encourt jusqu’à 10 ans de prison.

Le journaliste doit comparaître aux côtés de deux figures du ‘’Hirak’’, Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche qui sont, eux, en liberté conditionnelle, selon le site de TV5 Monde.

« Il faut libérer Khaled Drareni, par fidélité aux idéaux de l’indépendance algérienne », ont écrit Pierre Audin, fils du militant anticolonial Marcel Audin, et le secrétaire général de RSF Christophe Deloire, dans une tribune publiée par le journal Le Monde.

« L’indépendance algérienne, (…) que le peuple algérien eut à conquérir de haute lutte, visait à libérer le pays d’une domination coloniale fondée notamment sur le contrôle de l’information », rappellent-ils.

« La fidélité au combat pour l’émancipation suppose de manière évidente le respect de la liberté d’expression, particulièrement de la liberté de la presse, qui permet de vérifier l’existence de toutes les autres », ajoutent-ils.

M. Audin fait partie d’un comité de soutien pour Khaled Drareni, dont la création a été annoncée jeudi par RSF. Il regroupe des journalistes, algériens et étrangers, quelques personnalités et diverses organisations de défense des droits dont Human Rights Watch, ou encore le Syndicat tunisien des journalistes.

Les arrestations de journalistes se sont multipliées ces derniers mois en Algérie, les dernières en date étant celles d’un correspondant et d’un caméraman de France 24, libérés mercredi après avoir été arrêtés la veille.

D’autres journalistes sont en prison et des procès sont en cours.

L’Algérie, qui a dégringolé dans le classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF, figure désormais à la 146e place sur 180.

Kpan Charles avec TV5 Monde

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