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[Côte d’Ivoire/Présidentielle du 31 octobre 2020] Voici les expressions qui ont tournée en boucle dans certains médias


Abidjan, 04-12-2020 (lepointsur.com) Quelque un mois après le scrutin présidentiel du 31 octobre 2020 en Côte d’Ivoire, on se rappelle le lexique préféré de certains médias. Ils parlaient de “troisième mandat’’, “d’élection controversée’’, de “non-respect de la constitution”, etc.

Sans nous engager dans un débat constitutionnel, la réponse à toutes ces lectures étrangères à la réalité a été donnée par le collège des magistrats de la Cour Constitutionnelle, en désignant les candidats aptes, à concourir pour le scrutin. On peut être pour ou contre leur décision, mais ces magistrats assermentés ont donné un arrêt que les uns et les autres devraient respecter, par principe démocratique.

De fait, la promulgation du nouveau texte fondamental du 8 novembre 2016, par le Chef de l’Etat, et approuvée, quelques mois auparavant, par le peuple ivoirien, par référendum le 30 octobre 2016, marquait la fin de la Deuxième République démarrée en 2000, et l’entrée en vigueur de la Côte d’Ivoire dans la Troisième République.

La nouvelle Constitution, différente de la précédente par des changements majeurs, – ne plus avoir ses deux parents de nationalité ivoirienne de naissance pour briguer la présidence, introduction d’un poste de Vice-président, création d’un Sénat ivoirien… remettait à zéro les compteurs pour tout postulant. C’est donc ainsi que l’ont dit les juges.

Au lieu de s’informer sur les dispositions constitutionnelles et le processus électoral, des sofas de la plume, mus par des considérations, dont eux seuls savent les réelles motivations, ont fait chorus avec l’opposition ivoirienne pour reprendre leurs refrains de déstabilisation. Entretenant volontairement des confusions et amalgames, dont l’objectif manifeste était de manipuler l’opinion et de semer le trouble.

Mais, la collusion éclate au grand jour quand ces journalistes détournent sciemment le regard des commanditaires du « boycott actif » et de « la désobéissance civile » et de leurs basses œuvres. Des opérations qui ont été caractérisées par des destructions de biens privés et publics, des violences dans certaines localités, des agressions de populations, des obstructions de voies publiques, des attaques de cortèges d’officiels ivoiriens, des meurtres, etc. Mettant au placard les principes les plus élémentaires du journalisme.

Quand un journaliste se veut professionnel et honnête, il se donne les moyens de maîtriser son sujet et surtout de vérifier les faits, les chiffres, dont il veut parler. Ce qui ne fut souvent pas le cas. Ainsi, Yves Thréard, journaliste du Figaro écrivait : « Enfin, Alassane Ouattara, 79 ans, a bricolé la Constitution pour se faire réélire président une troisième fois… ». Alassane Ouattara, n’a pas 79 ans, mais plutôt 78 ans, parce que né le 1er janvier 1942 à Dimbokro. C’est dire l’agitation et la fébrilité avec laquelle les papiers ont été écrits.

On a également parlé de Constitution “bricolée’’ ! Constitution bricolée ? Véritable injure aux Ivoiriens. La Constitution a été votée par le peuple ivoirien par référendum le 30 octobre 2016 avec un taux de 93,42% de voix pour le Oui, contre seulement 6,58% pour le Non. On a également lu, que le régime Ouattara était un pouvoir dictatorial. Vraiment ? Assurément ces médias ont raté une belle occasion de se taire.

Au total, ce que certains pensaient être une campagne de diabolisation de la Côte d’Ivoire et de ses dirigeants, notamment le Président de la République Alassane Ouattara, n’émeut plus personne dans le pays, car la mission commanditée de ces médias a été éventrée. Face donc à cet échec cuisant de mettre la Côte d’Ivoire « à feu et à sang », pour utiliser l’expression d’un acolyte des opposants (le journaliste Yves Thréard du Figaro), tous ces mercenaires de la plume sont rentrés dans leurs coquilles.

Bakary SANOGO

Directeur du Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG)

Abidjan, Côte d’Ivoire

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