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[Côte d’Ivoire/Musique] Loody Sakoloh  ‘’pleure’’ l’Afrique


Abidjan, 10-12-2019 (lepointsur.com)  César Opolé, c’est son nom à l’état civil. Dans le domaine musical, il se fait appeler tout simplement Loody. Passionné de musique, cet ex-membre des «Descendants de Sakoloh» à la voix puissante se signale une fois de plus sur le marché du disque avec un album de douze titres intitulé «Espoir d’Afrique».

L’artiste qui n’avait pas choisi d’être descendant à la mort de son frère Lohoré, sort son premier album en 2005 avec comme titre ‘’Nous voulons la Paix’’. Après cette première expérience qui lui réussit parfaitement, Loody porte aussi avec brio les casquettes d’artiste chanteur, acteur, compositeur et sort «Dieu est mon pays», en 2009.

Aperçu, à l’occasion de la cérémonie dédicace de l’artiste tradi-moderne à l’espace baoulé chez Kedjebo dans la commune de Koumassi, l’artiste annonce son retour sur le marché discographique avec cet album de 12 titres, le 3ème de sa carrière musicale.

A travers cet opus, Loody touche du doigt plusieurs fléaux qui minent la société africaine, tels que le pillage des richesses, la déforestation et l’immigration.

Le titre éponyme sera ‘’Les pleurs de l’Afrique’’. Selon l’artiste, ce titre a été choisi à bon escient car, l’Afrique regorge d’énormes potentialités en thème de richesse, mais malheureusement cela ne profite pas aux africains. «D’où, aujourd’hui, je pleure l’Afrique», s’est-il justifié.

Pour l’artiste en effet, c’est déplorable de voir les africains dans le besoin alors que l’Afrique dispose d’énormes richesses. «Donc, moi je suis un défenseur de l’Afrique, un avocat de l’Afrique. Et là, je dis non à cela. Ce n’est pas des gens qui viendront construire l’Afrique à notre place. C’est nous-mêmes qui devrons construire l’Afrique. Ne laissons pas la mère Afrique et s’installer ailleurs. Il faut rentrer pour construire le pays. L’Afrique pleure pour que ses enfants reviennent pour bénéficier de toutes ses richesses, car nous avons beaucoup de richesses et n’avons pas le droit de fuir cette richesse», clame-t-il.

Loody, faut-il, le rappeler fréquentait déjà Lohoré de son vivant, qui est son grand-frère. Il connaît donc l’esprit du groupe Sakoloh et entend pérenniser pour réussir ce pari-là, car dit-il, c’est Dieu seul qui déterminera la suite de sa carrière.

Médard KOFFI

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