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Côte d’Ivoire-Grèves dans les universités et grandes écoles/ Pourquoi les regards doivent se tourner vers Cissé Bacongo et Kaba Nialé


Cissé Bacongo ex-ministre de l’Enseignement Supérieur

Cissé Bacongo ex-ministre de l’Enseignement Supérieur

Abidjan, le 25-3-15 (lepointsur.com)-L’actualité sociale est bouleversée par les grèves dans les universités et grandes écoles de Côte d’Ivoire ces dernières semaines.

Le Secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), Fulgence Assi, égraine les revendications portant sur entre autres, l’amélioration des conditions d’études, la suppression du repêchage au Bac, l’augmentation des frais d’examen pour le Brevet de technicien supérieur (BTS). Aussi réclame-t-il le début des travaux dirigés (TD) et travaux pratiques (TP). Non sans exiger  la restitution des cités universitaires de la Riviera 2, de Mermoz et celle de la Cité Rouge. La Fesci demande le départ des hommes en armes des cités universitaires de Williamsville, de Port-Bouët et d’Abobo. Il y a aussi les problèmes de transport, car soutient-il, « les transports en commun n’arrivent pas au sein de l’université et les bus écologiques au nombre de deux, sont largement insuffisants ». « Nous dénonçons de même, les conditions insupportables d’études (manque de micro, de tables-bancs, de salle de TD, des cotisations incontrôlées et tout azimut dans les lycées et collèges, les restaurants non ouverts, l’augmentation du prix de la carte d’étudiants et de la scolarité,’’ conclut Fulgence Assi.

Fulgence Assi, secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci)

Fulgence Assi, secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci)

Pour les équipements, selon nos sources cela ne relève pas de la compétence du ministre Gnamien Konan, mais du ministre délégué à l’Economie et des Finances, Kaba Nialé. En effet, après le départ du ministre Cissé Bacongo de l’Enseignement Supérieur, la structure chargée de la réhabilitation et surtout de l’équipement est rattachée  à la primature à travers le ministère délégué  de l’économie et des finances. Comment expliquer que Méité Adama ex- directeur des Finances et du Patrimoine du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique à lui seul soit simplement débarqué sans poursuite judiciaires après des malversations financières dont le préjudice s’élevait à 40  milliards FCFA?

De source, bien introduite, rien n’a été fait, ou du moins ce sont 10 % de l’équipement qui ont été effectivement livrés. Que peut faire le ministre Gnamien Konan qui hérite d’un mode de fonctionnement où c’est le ministre délégué à l’Economie et des Finances, Kaba Nialé qui doit ordonner les dépenses afin de compenser les 90% de l’équipement qui reste?

C’est par décret pris, par Alassane Ouattara qu’il a mis fin à aux fonctions du Daaf de Cissé Bacongo pour « problèmes de gouvernance constatés lors des travaux de réhabilitation de l’Université d’Abidjan », en juillet 2011. Aucun audit n’a été diligenté. « On ne regarde pas dans la bouche d’un grilleur d’arachide, » une maxime qui prend tout son sens à travers l’acte posé par le chef de l’Etat.

Sériba Koné/lepointsur.com

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