Côte d’Ivoire/Désordre dans le transport :Adama Touré interpelle le ministre des transports


Abidjan, 26-12-2017 (lepointsur.com) Touré Adama, président de la Coordination  Nationale des gares Routières de Côte d’Ivoire (C.N.G.R-CI), a prononcé le 11 décembre 2017  a échangé avec les journalistes à « Gbeba », son siège sis à Adjamé.

A l’occasion, il a fait le point sur les sujets d’intérêts national qui préoccupent  non seulement  les acteurs mais aussi les populations.  Il a montré à l’opinion  publique nationale et internationale les différents problèmes auxquels  sont confrontés les transporteurs ivoiriens.Selon le conférencier,le 11 janvier 2017, date de  nomination de Koné Amadou  en tant que ministre des transports, les principaux maux qui minaient le secteur routier demeurent.

Aujourd’hui, continue t-il  force est de constater que ces maux connaissent même par endroit des aggravations. Pour lui,  il faut faire en sorte que leurs conditions de travail s’améliorent. A l’en croire, les vrais transporteurs sont abandonnés aux mains des propriétaires de véhicules banalisés.

« Ces prédateurs soutenus dans l’ombre par certaines autorités en exercice, défient les décrets pris en conseil de ministres  leur interdisant toute activité dans le domaine du  transport », a signalé le conférencier, qui  souhaite qu’une lutte sans merci soit engagée contre ces ” prédateurs sociaux et économiques ».

Car, « leur  ‘’crimes’’ créent en toute impunité, un manque à gagner annuel de 10 milliards de Francs CFA, appauvrissant davantage les acteurs du transport routier », a-t-il dit, avant de demander aux populations de  s’abstenir d’emprunter ces véhicules banalisés qui ne possèdent ni une assurance, ni un certificat de contrôle technique automobile »

Les transporteurs sont confrontés à d’autres problèmes qui sont le péage, la corruption, les ‘’gnambros’’, les décrets limitant l’âge des véhicules à importer, et le temps de leurs utilisations. Pour ce qui concerne les ponts à péage,Adama Touré  a fait remarquer  que les coûts élevés et les longues heures d’attentes  sont les raisons vers notamment les ports ouest africains.

Concernant  la corruption, il a rappelé que lors du dernier projet de renouvellement du permis de conduire, les autorités ont promis  combattre le fléau  à 100% dans les prochains établissements des titres de transport.

Et d’ajouter : « Aujourd’hui la fraude et  la corruption demeurent solidement enracinées dans ce secteur et ont pris des proportions graves et alarmantes». L’exemple illustratif est selon lui,  la commune d’Adjamé, où des titres de transport sont vendus à vil prix, mettant gravement en danger la sécurité des populations.

Pour le cas  des « Gnambros », le conférencier a révélé que  « des individus se réclamant malhonnêtement le titre des syndicalistes soumettent partout dans le pays , les transporteurs (camions, mini bus, gbaka, taxi-communaux, bâchées, fourgonnettes..),au payement obligatoire d’une ‘’taxe’’ à chaque point d’arrêt d’embarquement et de débarquement. »

Il affirme en outre que « ce banditisme syndical arrache aux pauvres conducteurs du district d’Abidjan la somme de 32 milliards de francs Cfa par an. »

Au sujet du dernier problème, le conférencier souligne que les décrets sont pris  sans consultation préalable des transporteurs et importateurs.  C’est pourquoi, il insiste pour dire que cela constitue une menace d’implosion sociale.

Suppression d’emplois, falsification de cartes grises, racket  qui sont les nombreux effets collatéraux. La question est de savoir  pourquoi les cartes grises sont vendues et qu’on veuille  interdire des voitures de circuler dans trois mois ?

En attendant la réponse à cette préoccupation, la CNGR-CI rejette ces décrets. « Nous allons écrire un courrier au président de la république Alassane Ouattara  lui demandant leur annulation », fait savoir le conférencier.

« Le ministre des transports est devenu l’ennemi numéro 1 des transporteurs. Sinon comment  comprendre que la côte d’Ivoire qui compte en Afrique de l’ouest,  n’ait pas une gare routière digne.  Il ne fait rien depuis son arrivée, pour faire disparaître le phénomène ‘’gnambros’’, lui qui avait dit qu’il trouverait une solution à cette gangrène qui mine sérieusement le secteur. Mon souhait est  que les états généraux du transport terrestre  soit organisé », a-t-il dit, avant de sensibiliser  tous les conducteurs routiers à la prudence, en cette fin d’année.

Opportune Bath

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