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[Coronavirus/Promesses d’aide à la presse] L’intersyndicale des médias interpelle l’État ivoirien


Abidjan, 30-07-2020 (lepointsur.com) L’Intersyndicale du secteur des médias en Côte d’Ivoire (ISMCI) était face à la presse mercredi 29 juillet 2020, à Abidjan-Plateau, pour attirer l’attention du gouvernement sur les promesses qu’il a fait et qui, jusqu’à présent, n’ont été tenue.

A l’instar des autres pays du monde, la Côte d’Ivoire traverse jusqu’à ce jour, une grave crise sanitaire due à la pandémie à coronavirus. Cette crise n’est pas sans impacts sur les activités économiques. Tous les secteurs sont concernés. Pour lutter contre la maladie et aider les entreprises à faire face aux conséquences désastreuses de la Covid-19, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly (Paix à son âme) avait décliné les 4 axes d’actions du gouvernement avec une forte promesse d’une enveloppe de 250 milliards de FCfa destinée au secteur du privé (y compris les entreprises de presse).

En avril 2020, à l’immeuble Sciam, le ministre de la Communication, Sidi Touré, a promis, à coup de renfort médiatique, l’octroi de 200 millions de FCFA au secteur des médias, en vue de l’aider à supporter un temps soi peu les moments de précarité dans lequel la pandémie à coronavirus a plongé le secteur déjà en agonie.

Quatre mois après, aucune de toutes ces promesses n’a été tenue, alors que ces aides devraient permettre aux entreprises de presse de juguler la situation économique précaire actuelle. D’où l’urgence pour elles de bénéficier de ces fonds dans un bref délai.

« Les médias ivoiriens avec leurs travailleurs ploient sous le poids de la crise liée à la Covid-19 plus que tous les autres secteurs. L’Intersyndicale du secteur medias en Côte d’Ivoire (ISMCI) appelle donc l’Etat à tenir ses promesses envers le secteur des médias en cette situation difficile », interpelle ISMCI.

Et de prévenir : « Le tableau économique dans le secteur des médias en CI est sombre. Si l’on n’y prend garde, la campagne électorale prochaine, seul enjeu qui préoccupe tant les politiques et pour lequel la presse est tant mise à contribution actuellement, risque d’être le seul fait d’une minorité des médias ».

Aussi, le porte-parole de l’Intersyndicale du secteur des médias en CI, Sam Wakouboué, a tenu à rappeler aux pouvoirs publics ivoiriens que «la sécurité sociale et physique des journalistes, est un enjeu de démocratie» dans une nation. Ainsi, dira-t-il, l’aide publique à la presse ne devrait donc pas être perçue comme une aumône mais comme un devoir régalien de l’Etat, car l’accès à l’information est un droit pour les populations. La presse ivoirienne se meurt, il faut l’aider. Pour M. Sam en effet, l’aide à la presse est un impératif.

« Et sur cette question, les journalistes ivoiriens sont à l’écoute des propositions de l’Etat mais aussi en attente des programmes de gouvernement des futurs candidats à la prochaine présidentielle concernant le secteur des médias », révèle Sam Wakouboué.

Le porte-parole de l’ISMCI a en outre, indiqué que les travailleurs des médias ne pouvant pas couvrir cette pandémie efficacement en étant tous en télé-travail, sont au quotidien obligés de se rendre sur le terrain avec le risque permanent d’être infectés. Le risque étant énorme, il a donc réitéré l’appel de l’intersyndicale au pouvoir d’Etat pour une plus grande prise de conscience sur ce fait en allouant aux travailleurs des médias ivoiriens, une prime spéciale de risque tout comme cela a été décidé pour les hommes de la santé et les soldats.

Georges Kouamé

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