Simple Avis par Pascal Kouassi

Comme quand nous étions enfants ! (Simple observation)


Quand nous étions enfants, on liait amitié le matin et on la défaisait à 17 heures, surtout à l’école primaire.

’ Quand nous étions enfants, on liait amitié le matin et on la défaisait à 17 heures, surtout à l’école primaire.’’

-Quand… quand… quand tu as gagné ton bonbon et ton bissikli (biscuit), est-ce que tu m’as donné aussi (tu m’en as donné)?

-Et toi, quand ta maman t’a donné gbofloto, est-ce que tu m’as donné aussi ?

-C’est bon, mon ballon-là, tu joues pas aussi.

-D’accord, on a qu’à enlever amitié-là.

Je crois revivre ces moments-là en ces temps des soleils de la politique, en cette période des traces, de la renaissance, du méga rassemblement de militants de gré ou de force, de conviction et de loyauté. Nos hommes politiques comme s’ils se remémoraient ou avaient la nostalgie de cette étape de leur vie…

« Nous ne sommes plus ensemble, je retire le nom que mes parents t’avaient donné. » Et l’essentiel, ces voix qui ont été déterminantes ? Ne valent-elles pas plus qu’un simple nom non porté dans un extrait de naissance ?

« Tu m’as donné un vélo. Comme tu nous as quittés, comme tu n’es plus avec nous, je te retourne ton vélo, tiens ! »

’ S’il vous plaît, on grandit pour aller en haut’’

Je dis ho, vélo-là, tu as roulé jusqu’ààà, tu as usé les pneus, les freins. Tu as fait malin avec ça dans le village jusqu’ààà . Et puis, aujourd’hui, tu viens le lui remettre. Le bon sens ne voudrait-il pas que tu achètes un vélo neuf de même marque pour retourner à ton bienfaiteur d’hier ? Ou bien ?

Ça me rappelle. Il y a quelques années. Un samedi soir, un jeune qui était venu trouver sa compagne avec son « rival »(l’autre copain), sous l’effet de la colère, il réclame à celle-ci le pagne wax qu’il lui avait acheté. La jeune dame (polyandre), avec un calme déconcertant, est venue tendre une cuillère. « Tiens ça. Ce que tu as mis « dedans » depuis des années-là, il faut enlever. »

‘’Ces agissements puérils qui rappellent vos années primaires ou votre jeunesse vous ressemblent-ils ?’’

(Comme vous n’êtes pas des enfants, ne me demandez pas ce qu’est « dedans »). Puisque ce n’était pas possible, le copain éconduit est rentré chez lui la mort dans l’âme et le cœur saignant.

Ces agissements puérils qui rappellent vos années primaires ou votre jeunesse vous ressemblent-ils ? S’il vous plaît, on grandit pour aller en haut-là ! Malheureusement, il est des Ivoiriens qui avalent toutes ces puérilités et en redemandent. Ça fait pitié !

Pascal Kouassi

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