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[Adou Gbalé, 5e vice-président du Conseil régional de l’Agnéby-Tiassa à propos du troisième sacre des Éléphants] « Ces pays ont été désagréablement surpris »


Agboville, 15-02-2024 (lepointsur.com) Les lampions de la 34ième édition de la CAN-2023 organisée en terre ivoirienne se sont éteintes le dimanche 11 février, dernier au stade olympique d’Ébimpé avec le troisième sacre des Éléphants de la Côte d’Ivoire. Adou Gbalé, cadre d’Agboville et 5e vice-président du Conseil régional de l’Agnéby-Tiassa, livre ici, ses impressions sur le déroulement et l’organisation de cette CAN dite de l’hospitalité. Entretien.

Les Éléphants de Côte d’Ivoire viennent de s’adjuger le trophée de la 34e édition de la CAN-2023. Quel regard jetez-vous sur leur parcours ?

Je voudrais vous dire merci pour l’occasion que vous me donnez de m’exprimer sur cet événement qui a tenu en haleine le monde entier un mois durant. Quant à la prestation des Éléphants, je voudrais dire que nous avons découvert une équipe totalement métamorphosée dès les huitièmes de finale. Une équipe qui, match après match, a construit sa victoire finale étape par étape. L’équipe se bonifiait à chaque match et au fur et à mesure que les minutes s’égrenaient vers la fin des temps réglementaires. Je ne peux que dire bravo aux encadreurs qui ont fait déjouer tous les pronostics. Il y avait un schéma tactique pour chaque adversaire. Cela a été une agréable surprise dans la mesure où la plupart des autres équipes, vu la débâcle contre la Guinée Équatoriale, pensaient que la Côte d’Ivoire était le pays le plus faible. Ces pays ont été désagréablement surpris. Je peux affirmer que cette CAN a permis aux Éléphants de se forger un mental de gagneur.

La Côte d’Ivoire était attendue pour une bonne organisation de la CAN. Pensez-vous qu’elle a assumé ?

La perfection n’étant de ce monde, on dira donc que l’organisation a été une totale réussite. Je ne ferai pas de comparaison. Mais, je tire le chapeau aux organisateurs. La mobilisation autour de l’événement a été grandiose. Une mobilisation tant nationale qu’internationale avec près de 2 milliards de téléspectateurs contre 500 millions pour l’édition précédente.

Qui a été pour vous le meilleur Éléphant ?

S’agissant des joueurs, je dirai qu’ils ont été tous bons. Je pourrai citer pèle mêle Kessié, N’dicka, Adingra, Seri, Gradel, Kossonou, Ghislain, Singo, Diakité, Séko Fofana ou encore Haller. Tous ont été bons.

Ailleurs, après l’organisation de la CAN, les infrastructures sportives construites à cet effet, sont tombées dans la désuétude. Ne craignez-vous pas que ces stades construits ne servent finalement à rien comme cela est constaté ailleurs ?

C’est une inquiétude effectivement que les stades tombent en ruine. C’est là où la Fédération ivoirienne de football (FIF) et l’Office national des sports (ONS) doivent conjuguer leur savoir-faire managérial pour permettre à ces stades de survivre aux intempéries. Il faut faire en sorte que les équipes de Côte d’Ivoire, en général et en particulier, les équipes des villes où sont construits ces stades puissent être attractives pour attirer des spectateurs dans les tribunes. L’ONS doit pouvoir vendre ces stades comme des lieux de certains spectacles pour engranger des revenus afin de permettre l’entretien des stades. Il faut appliquer la bonne gouvernance dans la gestion de ces stades. Utiliser les revenus et l’argent dédiés à l’entretien des stades pour le faire et non pour s’entretenir.

Sur les réseaux sociaux, les internautes et beaucoup d’Ivoiriens réclament la démission de Idriss Diallo, le président de la Fédération ivoirienne de football qui vient de remporter sa première CAN. Peut-on honnêtement aujourd’hui, demander encore sa démission ?

J’ai cru avoir entendu sur les réseaux sociaux que gagner la CAN n’est pas la priorité du président actuel de la FIF. Sur la base de ses priorités, on peut demander sa démission si on estime qu’il n’a pas réalisé les objectifs qu’il s’est fixés. Il a parlé du football féminin, de la formation des jeunes, etc…. A-t-il réussi ces challenges ? Si oui, alors on ne peut pas réclamer sa démission. Si non, alors on peut le faire. Aussi, les gens pourraient lui reprocher la non-participation de l’équipe féminine de football aux éliminatoires pour les jeux olympiques.

Entretien réalisé par Georges Kalégnon, correspond régional

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