[Grève de l’IS-MENA] Des syndicats donnent leur position
Abidjan, 02-04-2025 (Lepointsur.com) La ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto, a reçu le mardi 1er avril 2025 plusieurs syndicats d’enseignants à son cabinet à Abidjan Plateau. Au menu de cette rencontre, leur point de vue face à la grève annoncée pour se tenir les 3 et 4 avril 2025 par leur porte-parole de l’IS-MENA, David Bli Blé.
Conscients de l’importance du dialogue social tel que prôné par le père fondateur de la Côte d’Ivoire, feu Félix Houphouët-Boigny, dans la gestion des revendications quelles qu’elles soient, ces hôtes du jour ont rappelé les avancées obtenues dans le passé en faveur des fonctionnaires grâces aux négociations et aux discussions « responsables » avec les autorités gouvernementales.
A juste titre, à travers leur porte-parole, Ekoun Kouassi SG du du Syndicat national des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (Synesci), ils ont réaffirmé leur confiance au Gouvernement et à la Ministre d’Etat en s’inscrivant dans la voie du dialogue. Pour sa part, la Ministre d’Etat a salué leur sens de la responsabilité pour cette démarche avant de réaffirmer l’engagement du Président de la République, Alassane Ouattara et à son Gouvernement à toujours œuvrer pour améliorer les conditions de vie des fonctionnaires.
Elle en veut pour preuves les acquis octroyés par le Président de la République en août 2022, à l’issue des négociations qui ont abouti à la signature de la 2ème trêve sociale. Des avantages qui selon elle sont allés au-delà des attentes des syndicalistes, notamment avec la »prime Ado », l’indemnité contributive au logement qui a été étendue à tous les fonctionnaires, la prime de transport revalorisée et étendue aux fonctionnaires en poste à l’intérieur du pays, le relèvement de l’allocation familiale qui est passée de 2500 à 5000 Francs Cfa.
Poursuivant, la Ministre d’Etat a relevé les nouvelles dispositions du Statut général de la fonction publique qui évoque la question des primes et autres avantages financiers incitatifs aux fonctionnaires. « Toutes ces avancées significatives ne sont le fruit d’aucune pression, ni grève », a-t-elle dit. Aussi réaffirme -t- elle la nécessité pour toutes les parties de s’inscrire dans la voie du dialogue, qui à l’en croire, est la seule alternative pour discuter et parvenir à des accords pour l’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires.
Pour finir, elle a dit garder l’espoir que la « raison et le bon sens habiteront les uns et les autres qui projettent d’entrer en grève afin de revenir à la table de la discussion pour la paix sociale en Côte d’Ivoire ».
Les 15,16 et 17 octobre 2024, des enseignants de l’Education nationale et de l’Enseignement technique avaient observé un arrêt de travail du fait des ponctions sur les salaires du mois des grévistes.
Opportune BATH