[ENTRETIEN] Le message de M. Mamadou Diallo, Directeur exécutif du CRASC-Ouest, aux personnes en situation de handicap, aux femmes et aux jeunes
Duékoué, le 03-03-2025 (lepointsur.com) Le mercredi 26 février 2025, M. Mamadou Diallo, Directeur exécutif des Centres Régionaux d’Appui à la Société Civile de l’Ouest (CRASC-OUEST), a d’abord levé un coin de voile sur les bénéficiaires de ce projet, avant de souligner le rôle essentiel de la presse dans ce programme dédié à la dignité humaine. Cette interview a été réalisée à la Mission Catholique de Duékoué, en marge de la cérémonie de présentation des membres du CRASC-Guémon.
Monsieur Mamadou Diallo, Directeur exécutif du CRASC-Ouest, bonjour.
Bonjour, Monsieur le Journaliste.
Dans quelle ville se trouve la direction exécutive du CRASC-Ouest ?
La direction exécutive du Centre Régional d’Appuis à la Société Civile Ouest (CRASC-Ouest) est située à Man, au quartier Gbèpleu (Ndlr: Village où se trouvent les singes intelligents), plus précisément au sein de l’ONG ASAPSU.
À qui ce projet est-il destiné ?
En plus des femmes, ce projet s’adresse aussi aux jeunes et aux personnes en situation de handicap…de la zone Ouest.
« La zone Ouest prend en couvre les Régions du Guémon, du Cavally, du Bafing, du Tonkpi et du Haut-Sassandra« .
Que signifie précisément « zone Ouest » ?
Dans le cadre de ce projet, la zone Ouest prend en compte le District de la Marahoué-Sassandra, le District autonome des Montagnes et la Région du Bafing. En clair, nous couvrons les Régions du Guémon, du Cavally, du Bafing, du Tonkpi et du Haut-Sassandra.
« Ce projet vise l’autonomisation des femmes dans toutes les régions qu’il couvre en Côte d’Ivoire… Nous attendons de nos cibles une très forte mobilisation et qu’ils se mettent en consortium pour parler d’une seule et même voix à l’effet de faire en sorte que ces opportunités ne passent pas inaperçues«
Qu’attendez-vous précisément des bénéficiaires ?
Ce projet vise l’autonomisation des femmes dans toutes les régions qu’il couvre en Côte d’Ivoire. Pour ce faire, nous attendons de nos cibles une très forte mobilisation afin qu’elle soumissionnent aux projets qui seront lancés bientôt. J’attends qu’ils se mettent en consortium pour parler d’une seule et même voix à l’effet de faire en sorte que ces opportunités ne passent pas inaperçues.
« L’idée de consortium vise à faire valoir la cohésion et la fraternité entre les membres. Ainsi il est plus aisé de développer des activités en faveur des groupes homogènes fondés sur la paix, la cohésion, la fraternité et le dialogue« .
Pourquoi avoir choisi l’idée de consortium ?
L’idée de consortium vise à faire valoir la cohésion et la fraternité entre les membres. Ainsi il est plus aisé de développer des activités en faveur des groupes homogènes fondés sur la paix, la cohésion, la fraternité et le dialogue. Un adage ne dit-il pas en Afrique que « C’est ensemble que l’on est fort ? »
« Pour les Micros projets, le plafond des financements est de 2 millions et, 20 millions pour les appels à candidatures et les manifestations d’intérêts. Toutefois, les niveaux de constitution légale des organisations seront l’un des éléments qui vont déterminer le processus des choix ».
Quel est le plafond des financements octroyés aux bénéficiaires de ce projet ?
Les différents groupements peuvent s’attendre à tous les financements. Pour les micros projets, le plafond est de 2 millions et, 20 millions pour les appels à candidatures et les manifestations d’intérêts.
Toutefois, comme l’a dit M. Gbanfrin, il y a des règlements. Ce sont les niveaux de constitution légale des organisations des femmes qui sera l’un des éléments qui vont déterminer le processus des choix. Ainsi, toutes organisations légalement constituées jusqu’au journal officiel seront éligibles à tous les projets. Les financements se feront donc au prorata.
« La presse se positionne comme un partenaire stratégique pour faire écho des bilans à court, moyen et long terme de la mise en oeuvre de ce projet, au travers des reportages et autres comptes rendus de nos activités dans toutes les localités couvertes par ces projets« .
Qu’attendez-vous de la presse, dans ce contexte, pour vous accompagner efficacement dans l’atteinte de vos objectifs visant, en somme, le bien-être des populations ?
En sa qualité de 4e pouvoir, la presse occupe un rôle prépondérant dans la mise en oeuvre de ces projets car elle permettra de relayer les informations vraies liées à ces projets auprès des populations même dans les confins des différentes Régions, à l’effet de toucher toutes les catégories supra indiquées. Dès lors, la presse se positionne comme un partenaire stratégique pour faire écho des bilans à court, moyen et long terme de la mise en oeuvre de ce projet, au travers des reportages et autres comptes rendus de nos activités, dans toutes les localités couvertes.
« Par le canal de la presse, nous allons informer et guider les bénéficiaires de ce projet. Pour que ce projet soit une réalité dans tous les CRASC. En clair, pour que ce projet soit inclusif, il nous faut faire des diffusions saines et permanentes de nos messages et de nos activités ».
Au-delà de cette belle définition des missions censées être accomplies par la presse, pensez-vous l’avoir réellement impliquée afin qu’elle joue pleinement son rôle dans ce projet, notamment lors de l’activité du Guémon où son nom n’a été mentionné nulle part ?
Vous faites très bien de nous le rappeler Monsieur le Journaliste. Nous portons à votre connaissance que notre activité dans le cadre de ce projet s’étend sur toute l’étendue du territoire national, comme dit plus haut. Convenons-nous que par votre canal, nous allons informer et guider les bénéficiaires de ce projet. Ce, pour que ce projet soit une réalité dans tous les CRASC. En clair, pour que ce projet soit inclusif, il nous faut faire des diffusions saines et permanentes de nos messages et de nos activités, par votre canal.
« Que les organisations de la Région du Guémon et des autres Régions soeurs du CRASC-Ouest…se rapprochent davantage de la délégation CRASC de leurs différentes Régions et/ou de la direction exécutive du CRASC-Ouest basée à Man, pour avoir de plus amples informations informations ».
Quel est votre dernier message ?
Je voudrais dire à toutes fins utiles que les organisations de la Région du Guémon et des autres Régions soeurs du CRASC-Ouest, de se mobiliser, de soumissionner. Qu’elles se rapprochent davantage de la délégation CRASC de leurs différentes Régions et/ou de la direction exécutive CRASC-Ouest basée à Man, pour avoir de plus amples informations informations Ces occasions seront mises à profit pour leur expliquer les termes techniques qui ont été évoqués dans les différentes allocutions. Je porte par ailleurs à la connaissance des personnes en situation de handicap, les femmes et les jeunes que ce projet est le leur.
Enfin, je profite de votre micro pour remercier d’abord tous les partenaires qui ont rendu possible la réalisation de ce projet. Au plan local, je salue la forte mobilisation des différentes des organisations de la société civile, les autorités administratives, politiques et coutumières conduites par le Préfet de Région du Guémon, Préfet du Département de Duékoué.
Lainé Gonkanou, Correspondant Régional