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Art et Culture : Kouassi Emmanuel Jeakis dévoile une partie de lui


La peinture est le passe- temps favoris de Jeakis (PH:DR)

Abidjan 11-04-2017 (lepointsur.com) Passionné d’art depuis son enfance, Konan Kouassi Emmanuel Jeakis, architecte d’intérieur, de profession, par ailleurs dessinateur, sculpteur et peintre, a débuté ses premiers pas dans le modelage, dès l’âge de 9 ans.

« J’ai commencé à faire du modelage avec l’argile graire  que  je me  procurais dans les bas-fonds de la ville d’Agboville, où je vivais avec mes parents », se souvient-il, avec enthousiasme.

Aussi, fait-il part du traitement qu’il subissait de la part  des siens qui se plaignaient du gaspillage d’eau.« Malgré les  petites corrections que je  recevais de mes parents, je ne pouvais lâcher prise. Bien au contraire, il y avait en moi, cette volonté d’exprimer mon savoir-faire. Ainsi, à partir de cette argile, je créais de véritables chefs-d’œuvre notamment des formes humaines », révèle Emmanuel Jeakis, avec satisfaction, puis de  souligner que « les gens appréciaient vraiment mes œuvres ».

La nature, sa source d’inspiration (PH:DR)

Malgré son talent, Jeakis sera confronté à quelques difficultés pendant son cursus secondaire.« Une fois au lycée, ma hargne et ma détermination ont été mes grands atouts pour confondre mes détracteurs », confie-t-il, avant d’ajouter : « Je réalisais tellement de prouesses dans mes devoirs d’arts plastiques que mes professeurs m’accusaient de tricherie. »

‘’Comment  j’ai confondu mes détracteurs’’

Pour confondre en effet, ses professeurs et tous ceux qui l’accusaient de donner ses devoirs à des spécialistes pour les réaliser, Emmanuel Jeakis conseillera que les travaux se fassent pendant les cours et en classe.

« De sorte à permettre que mes enseignants reconnaissent mon génie-créateur, j’ai demandé que les travaux soient désormais exécutés pendant les cours et non à la maison. Ce qui sera fait ; au sortir de cette expérience, pendant laquelle j’ai  confondu mes détracteurs, j’ai fini par me révéler à tous les enseignants et élèves du lycée. Tous ont fini par me croire», se réjouit Emmanuel avec un sourire en coin des lèvres.

Que d’embûches dans sa quête d’expression de l’art

Vue d’une oeuvre (PH:DR)

Toujours dans sa volonté d’exprimer son art, Emmanuel se heurtera à une farouche opposition de ses parents. Conséquence, il se voit obliger d’abandonner les cours de 3è, pour s’adonner à la gestion de cabines cellulaires afin d’assurer sa scolarité.

Inscrit au concours d’entrée au Centre technique des arts appliqués, à Bingerville, il obtient  avec brio son  Brevet d’études du premier cycle qu’il a dû présenter en candidat libre  ainsi que ledit  concours.

« Je passais des nuits entières à veiller pour ne pas reprendre mon année. J’ai opté pour l’atelier d’architecture pour apprendre d’autres spécialités. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de M. Augustin Kassi qui m’a fait découvrir plusieurs autres facettes de l’art. Grâce à lui, nous avons été sollicités par les initiateurs du Femua lors de l’édition 2016. Et avons animé le Femua kids », témoigne Emmanuel, quelque peu déçu du retard observé dans le paiement de leur bourse.

Que d’œuvres ( PH: DR)

En fin de formation, il indique s’être inscrit à l’Ecole nationale des beaux arts, par faute de moyens pour s’installer à son propre compte. « Nous avons besoin de soutien pour mettre sur pied notre cabinet d’architecture. Malheureusement, l’Etat ne nous soutient pas », regrette-t-il.

Membre du Réseau des artistes solidaires  de Côte d’Ivoire dont il est le seul étudiant, Emmanuel a dit ses remerciements à son père spirituel, M. Kassi  à qui, il soutient devoir beaucoup. « C’est grâce à lui que je parviens à payer mes cours », conclut-il.

Opportune Bath

 

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